À la suite de l’élection provinciale du 5 octobre, le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon formera le prochain gouvernement du Québec, en situation minoritaire. Pour le secteur agricole, plusieurs engagements pris au cours de la campagne électorale seront maintenant à suivre de près.
Durant la campagne, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a compilé les engagements des principaux partis politiques dans plusieurs domaines touchant directement les entreprises agricoles et agroalimentaires, notamment la protection du territoire, l’environnement, la mise en marché, l’achat local, le soutien aux entreprises et la relève agricole.
Parmi les engagements mis de l’avant par le Parti québécois figurent notamment :
- augmenter progressivement les budgets consacrés à l’agriculture, pour les faire passer de 0,9 % à 1,5 % des dépenses de l’État sur une période de 10 ans;
- protéger de manière intégrale les terres et les activités agricoles;
- instaurer le principe de zéro perte nette en territoire agricole;
- retirer le Québec du projet de train à grande vitesse Québec-Toronto;
- appuyer financièrement la Fiducie agricole UPA-Fondaction, notamment par un investissement de 10 M$ en 2027-2028;
- garantir 50 000 nouveaux hectares d’érablières en forêt publique;
- mettre en place des prêts à long terme et à taux avantageux pour faciliter l’acquisition d’actifs agricoles;
- fixer une cible de 75 % d’approvisionnement en produits québécois dans les institutions publiques;
- pérenniser et rendre accessible à toutes les entreprises agricoles le remboursement de la tarification du carbone;
- mettre à contribution La Financière agricole du Québec afin de diminuer les taux d’intérêt auxquels font face les entreprises agricoles;
- réduire le fardeau administratif et réglementaire des entreprises agricoles;
- faire respecter le principe de résidualité de la forêt publique.
Ces engagements rejoignent plusieurs préoccupations exprimées par le milieu agricole pendant la campagne. L’UPA avait notamment demandé un réinvestissement dans le secteur, du financement à coût compétitif pour les entreprises, du soutien à la relève et aux transferts de ferme, une meilleure gestion des risques ainsi qu’un accompagnement accru en matière d’adaptation aux changements climatiques.
Les priorités du secteur pomicole demeurent
Au cours des dernières semaines, les Producteurs de pommes du Québec ont profité de la campagne électorale pour rencontrer plusieurs candidats et présenter les priorités du secteur pomicole.
Les PPQ suivront donc avec attention la concrétisation des engagements du nouveau gouvernement, particulièrement ceux qui touchent directement les enjeux soulevés par les productrices et producteurs de pommes : l’investissement et la modernisation des entreprises, la compétitivité du secteur, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que les services et le soutien à la relève.
Dans un contexte de gouvernement minoritaire, la mise en œuvre de certaines mesures nécessitera également la collaboration des autres formations représentées à l’Assemblée nationale. Les PPQ poursuivront leurs représentations auprès du nouveau gouvernement et des différents partis afin que les réalités et les besoins du secteur pomicole demeurent au cœur des décisions agricoles des prochaines années.